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Sortir de la culpabilité

La stratégie de sortie du placard ne peut se construire que si le problème de la culpabilité est résolu. Seul dans le doute et seul et sûr de son droit sont des choses très différentes. Dans le second cas, l'adversité n'est plus intérieure. Elle cesse d'être un démon pour n'être plus qu'un dragon. On maîtrise le temps. On n'est plus en demande de reconnaissance. On sait exactement s'appuyer sur la définition administrative du travail fait, non pour y adhérer, mais comme preuve juridique à entretenir, pour le jour où nous serions interpeller. Le travail comme processus de construction anticipative d'un système de défense. L'idéal, c'est quand il y a adéquation entre l'objectif de construction d'un système de défense, et le fait de constater des marques de reconnaissance chez les usagers.

Comment sortir de la culpabilité: c'est une problématique en soi. Dans laquelle le psychologique domine sur le juridique. Mais c'est un domaine qui est relativement couvert. La psychologisation du cas, quand elle est excessive, participe du processus de culpabilisation. Il faut la doser, en sorte que l'on distngue de  manière rigoureuse a part du réveil ds conflits non résolus (les prédispositions), la part de l'organisation et éventuellement des actes volontaires de mis à l'écart pour prendre la place de quelqu'un.

Une fois la dimension psychologique circonscrite et en cours de résolution - dans les instances que l'intéressé choisira -, il faut pouvoir ouvrir un espace pour l'expression de l'énergie réappropriée pour soi. C'est que la voie juridique peut prendre le relais. Elle va aider à dépasser la relation de subordination au chef pour placer la relation avec l'organisation et ceux qui l'incarnent, dans un environnement où seul le droit - dépouillé de la polution par les "convenances" devient la mesure des choses. Où la question du comportement au travail n'est même plus évoqué, car l'autre n'a plus le monopole de la qualification des faits. Quand le pouvoir de nommer change de camp.

On peut commencer à reconquérir sa légitimité par du travail. Mais ce travail, il faut l'inventer, se le donner, car ce  n'est pas l'organisation qui le donnera. Elle donnera des faux dossier, ceux qui enfoncent l'agent. Il faut donc que les travaux intéressent des tiers (cf la légimation par le corps social), et pouvoir, à chque fois que l'on rend compte d'une action, citer des personnes, dont l'avis importe pour l'organisation, et qui dirons du bien de vous si elles sont interrogées. Mais pour conquérir cette estime, on ne peut pas parler au nom de l'institution. Car le retour du bâton est évident: "il (elle) se permet de prendre des positions au nom de l'administration ..."  Il faut  donc "sortir couvert". Quelle garantie juridique se donner dans ce cas?

1) Obtenir une définition de fonctions à contenu prospectif : on va à la pêche aux informations. "Ce serait trop méchant si on lui interdisait même cela"...
2) Rendre compte de tout (constitution d'un dossier sur les états de service)
3) Pousser les projets que l'on fait jusqu'au stade de la réalisation, en sorte qu'ils puissent vivre de manière autonome en nous étant attribués.
4) Aller jusqu'à formaliser sa contribution par un contrat de propriété intellectuelle, comportant une clause de rétrocession  l'Etat pour le cas où, le mode de production de l'oeuvre (réalisée pendant le temps de travail) impliquerait un droit de préemption automatique. Car dans ce cas, l'agent peut revendiquer le droit moral et à un partage des droits. On est là face à un "état de service" validé par un ordre juridique supérieur au statut général lui-même. S'il n'y a pas une norme juridique de rattachement extérieure à celles produites par la structure, le palcardisé ne sera jamais dans un rapport d'égalité humaine avec la structure, et il restera un "cas".

5) Si l'administration évolue vers le kowledge management, elle sera obligée de trouver des modalités de validation des travaux personnels.

Message condensé:

Nous l'avons traversé
Nous le vivons bien
Notre stratégie de sortie, nous conduit à rendre des services inattendus à la structure qui nous a isolés
Nous prouvons que le service public contient en lui-même des dispositions juridiques qui, bien utilisés, permettent d'en sortir

En formulant les choses ainsi, nous n'avons plus d'ennemis ...

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