" Banlieues en ligne " : un nouveau-né parmi les sites publics "off"

L’Internet est en train de bouleverser les relations entre les services publics et les citoyens. Dans cette histoire encore jeune, on peut déjà distinguer trois phases :

1) Une phase d’éveil, caractérisée par des initiatives personnelles de fonctionnaires ayant pressenti avant les autres cette révolution, et qui ont construit eux-mêmes des sites. 

2) Une phase de modernisation, relativement neutre par rapport à l’exercice de l’autorité. D’une part, réaction classique dans ce pays, on a posé l'usage de l'Internet comme une "ardente obligation", en commençant par inventer des nouvelles formes de contrôles et de gestion centralisée de la communication sur le web. Mis en même temps, les ministres incitent l’ensemble des acteurs de la société à utiliser les réseaux pour développer la citoyenneté, faire émerger des projets innovants et renforcer la solidarité. La première démarche a abouti à la création des sites Internet des ministères, actuellement animés dans le cadre d’une organisation classique (informaticiens + services de communication).

3) Une phase de débureaucratisation. Le plan gouvernemental a aussi pour objet de susciter le développement de sites plus originaux, dont l’objectif ne sera pas principalement de diffuser des informations officielles, mais de valoriser les innovations, et créer d’autres types de rapports entre l’administration et les citoyens. C’est ce que préconise le rapport de J.P. Bacquiast, remis au printemps dernier au ministre de la Foncion publique. "Banlieues en ligne" se situe dans cette filiation. Son rôle est de stimuler l’innovation en devenant un laboratoire de projets.

Edito 1


Edito | Guide | Contacts | Nouveautés |