| QUEL EST LOBJECTIF DE BANLIEUES EN LIGNE
? Permettre aux entreprises qui simplantent dans les quartiers dits "sensibles", davoir à leur disposition, toutes les possibilités quoffre lInternet, des plus simples aux plus évoluées. Quand les zones franches ont été créées, on a insisté surtout sur les exonérations fiscales et sociales. Mais ces mesures ne sont que des facteurs de compétitivité temporaires. En économie ouverte, les exonérations seront plus difficiles à maintenir. Si la collectivité veut faire un effort particulier en direction des entreprises de certains quartiers, dautres pistes devront être explorées. Faire dune zone en difficulté un pôle où le créateur dentreprise pourra trouver immédiatement toutes les aides et les partenariats multimédia adaptés à son besoin, est un atout plus durable que les exonérations fiscales. Dans le fond, il sagit de mettre en place un volet « banlieues » du plan gouvernemental pour la socité de linformation. Cest par exemple ce que Dominique Strauss Kahn propose comme stratégie pour la ville de Sarcelles. Ceci peut se faire, soit pour un territoire bénéficiant dun zonage privilégié, dans le cadre dune stratégie de sortie du dispositif, et de retour à un dispositif de droit commun, soit dans le cadre dun regroupement intercommunal. |
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QUELS PEUVENT ETRE CES SERVICES ? On peut, dans ce domaine aller des solutions simples et peu coûteuses,
à des formules dans lesquelles lInternet devient linstrument dune
mutation du management de lentreprise ; |
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| EST-CE LE SITE « BANLIEUES EN LIGNE » QUI ASSURERA TOUS CES SERVICES ? Il faut distinguer entre le rôle de diffuseur didées nouvelles et le rôle de prestataire de service. Les auteurs de banlieues en ligne ont toutes les compétences pour assurer directement les services précités. Par exemple, ils sont conventionnés par le conseil régional pour assurer des actions de formation conseil aux créateurs dentreprises. Par ailleurs, nous avons monté un module de formation intitulé « votre marketing territorial grâce à lInternet », destinés aux services économiques des villes. Mais lobjectif de « Banlieues en ligne » est aussi de faire bouger les acteurs au niveau local. Deux exemples : Sur le site « Banlieues en ligne », les services économiques de la ville de Perpignan nous ont envoyés des documents présentant certaines entreprises implantées dans la zone franche. Nous avons créé des pages de présentation de ces entreprises, qui pour linstant ne disposent pas dun site Internet. De cette façon, ces entreprises bénéficient du trafic généré par le site « Banlieues en ligne » dans son ensemble. Cette première présence sur le réseau la incité à se retourner vers un prestataire local, Lune de ces entreprises a souhaité avoir son site. Elle sest adressée à une SSII locale. Quand son site sera créé, un lien hypertexte sera créé depuis le logo de lentreprise, actuellement neutre, vers le site de cette dernière. Second exemple : le responsable de la zone franche de Garges-Sarcelles nous a autorisé à présenter toutes les entreprises implantées sur la zone franche (partie Garges). Celles de ces entreprises qui demain, souhaiteront sabonner à lInternet, pourront faire lobjet dune commande groupée auprès dun fournisseur daccès. « Banlieues en ligne » peut aussi proposer directement des prestations. En effet, les auteurs du site ont une convention avec le conseil régional dIle-de-France qui leur permet de proposer pour les entreprises de moins de deux ans, des formations à la communication sur lInternet prises en charge par la région. Mais là aussi, la priorité est donnée aux opérateurs situés en banlieue. Cest ainsi quun accord est à létude avec le Métafort dAubervilliers. Pour le reste, le principe est de faire émerger une offre locale, ou de faire du groupage pour obtenir des conditions préférentielles auprès dopérateurs nationaux. |
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| QUELS SONT LES SERVICES ACTUELLEMENT OPERATIONNELS ? Un service dannonces. Toute entreprise implantée dans une zone franche, ou dans les quartiers classés au titre de la politique de la ville, ou dans les 16 agglomération tests pour les nouveaux contrats de ville peut avoir son logo et une fiche didentité sur le site. Le service est gratuit jusquau 31 mars 1998. Des formations pour les services économiques des villes. Notre objectif, est que les villages virtuels constitués par les différents territoires soient pris en charge par les services économiques des villes. Des formations pour les jeunes entreprises de moins de deux ans, répondant aux critères du conseil régional dIle-de-France. Toutes les entreprises qui seront situées dans les quartiers pré-cités, ou dans leur périphérie, bénéficieront dune formation gratuite, incorporant un abonnement Internet pour un an. Une partie de la formation pourra être rétrocédée à de opérateurs locaux. Des formations pour les services économiques des villes. |
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| OU PEUT-ON TROUVER LES RENSEIGNEMENTS SUR CES FORMATIONS ? Les renseignements sont accessibles sur le site, depuis la page daccueil. |
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| AVEZ-VOUS DEJA DES CONTACTS AVEC DES OPERATEURS LOCAUX ? Oui. Un partenariat est à létude avec le Métafort dAubervilliers, lIUT de Saint-Denis et lIUT de Sarcelles. |
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| POURQUOI NAVEZ-VOUS POUR LINSTANT QUE LES ZONES FRANCHES SUR LE SITE ? Le site ne présente pour linstant que les quartiers en zone franche, et donc ne reflète que partiellement les territoires pouvant être intéressé à ce type de promotion. Pour deux raisons. A lorigine, ce site a fait fonction de prototype, à une époque ou la priorité en matière de politique de la ville était la promotion des zones franches. La demande principale concernait la connaissance exacte des frontières du territoire, et des exonérations attachées à ce dernier. Le site banlieues en ligne reprendre la notion de zone franche, mais dans une double optique: la promotion du dispositif, puisquil existe toujours juridiquement, et quà lépoque, tous les élus étaient intéressés par la formule. La seconde optique vise la sortie du dispositif, cest à dire la mise en place de facteur de compétitivité permettant à ces territoires de rester attractifs sans les exonérations. Or, lun des facteurs de compétitivité dun territoire urbain dans une économie ouverte, cest la capacité daccéder immédiatement, de manière personnalisée, et au moindre coût aux outils de futur. |
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| CELA NE FAIT-IL PAS CONCURRENCE AUX SITES INTERNET DES VILLES ? Les sites des villes, et notamment des villes de banlieue, présentent assez rarement une vision exhaustive du bassin demploi. Cest pratiquement un travail de webmaster à part entière, qui vient sajouter au travail du service de communication. Si le service économique de la ville nous envoie les informations, nous pouvons les mettre en ligne, et inviter la ville à créer un lien hypertexte sur le quartier depuis son site. Avec la formation que nous proposons, le service économique pourra prendre en main directement le développement du village virtuel, et même linstaller plus tard sur le site de la ville. Ce peut être une formule utile pour les villes dans lesquelles le volet économique est insuffisamment présent sur leur site officiel, ou de manière trop statique. Comme progressivement, les entreprises seront amenées à sabonner à lInternet, la mise à jour du répertoire des entreprises, qui faisait dordinaire lobjet dun travail fastidieux, se fera dès lors de lui-même. |
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| QUELLE EST LA RELATION ENTRE CE SITE ET LES SITES OFFICIELS ? Ce site n'est pas le site officiel du ministère délégué à la ville. L'objectif des sites officiels, c'est derendre plus efficace la communication institutionnelle, en ajoutant l'outil Internet aux autres outils de communication classiques. Dans les modes de validation de l'information et dans leur style général, ces sites doivent incarner aussi l'autorité de l'Etat. On ne peut pas, sur un site officiel, utiliser toutes les possibilités qu'offre l'Internet pour développer l'initiative des citoyens. Pourtant, la culture égalitaire qui a inspiré les pionniers de l'Internet, et qui est toujours présente chez la plupat des utilisateurs est un instrument de progrès. C'est pourquoi une initiative comme "Banlieues en ligne" ne peut que servir la politique de la ville. Dans le concept de "politique publique", il faut distinguer en effet entre l'action administrative, qui pose des règles et organise la distribution de crédits publics, et la mise en oeuvre de cette politique par les citoyens eux-mêmes. Cette intiative n'est pas isolée. Elle a même été encouragée dans un rapport récent, présenté au ministre de la fonction publique.
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